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Fleurs Du Mal

Poèmes et sentiments

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dimanche 8 mars 2009

Je me souviens de toi

je_me_souviens

Je me souviens de toi telle que tu étais en ce dernier automne :
Un simple béret gris avec le cœur en paix.
Dans tes yeux combattaient les feux du crépuscule.
Et les feuilles tombaient sur les eaux de ton âme.

Enroulée à mes bras comme un volubilis,
Les feuilles recueillaient ta voix lente et paisible.
Un bûcher de stupeur où ma soif se consume.
Douce jacinthe bleue qui se tord sur mon âme.

Je sens tes yeux qui vont et l'automne est distant :
Béret gris, cris d'oiseau, cœur où l'on est chez soi
Et vers eux émigraient mes désirs si profonds
Et mes baisers tombaient joyeux comme des braises.

Le ciel vu d'un bateau. Les champs vus des collines :
Lumière, étang de paix, fumée, ton souvenir.
Au-delà de tes yeux brûlaient les crépuscules.
Sur ton âme tournaient les feuilles de l'automne.

Pablo Neruda

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Poème proposé par LuCie W à 19:00
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dimanche 1 juin 2008

J'aime quand tu te tais

j_aime_quand_tu_te_tais

J'aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente,
et tu m'entends au loin, et ma voix ne t'atteint pas.
On dirait que tes yeux se sont envolés,
et on dirait qu'un baiser t'a clos la bouche

Comme toutes les choses sont remplies de mon âme,
tu émerges des choses pleine de mon âme.
Papillon de rêve, tu ressembles à mon âme
et tu ressembles au mot : mélancolie.

J'aime quand tu te tais et que tu es comme distante.
Et tu es comme plaintive, papillon que l'on berce.
Et tu m'entends au loin, et ma voix ne t'atteint pas:
laisse-moi me taire avec ton silence.

Laisse-moi aussi te parler avec ton silence,
clair comme une lampe, simple comme un anneau.
Tu es comme la nuit, silencieuse et constellée.
Ton silence est d'étoile, si lointain et si simple.

Pablo Neruda

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Poème proposé par LuCie W à 09:00
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samedi 31 mai 2008

La centaine d'amour

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Sache que je ne t’aime pas et que je t’aime
puisque est double la façon d’être de la vie,
puisque la parole est une aile du silence,
et qu’il est dans le feu une moitié de froid.

Moi je t’aime afin de commencer à t’aimer,
afin de pouvoir recommencer à l’infini
et pour que jamais je ne cesse de t’aimer :
c’est pour cela que je ne t’aime pas encore.

Je t’aime et je ne t’aime pas, c’est comme si
j’avais entre mes deux mains les clés du bonheur
et un infortuné, un incertain destin.

Mon amour a deux existences pour t’aimer.
Pour cela je t’aime quand je ne t’aime pas
et c’est pour cela que je t’aime quand je t’aime.

Pablo Neruda

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Poème proposé par LuCie W à 18:00
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lundi 2 mai 2005

Muere lentamente quien no viaja...

421

Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n'écoute pas de musique,
Celui qui ne sait trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude,
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui change jamais de repère
Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements,
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement celui qui évite la passion
Et son tourbillon d'émotions,
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les coeurs blessés.

Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap
Lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risque pour réaliser ses rêves,
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie n'a fuit les conseils sensés.

VIS MAINTENANT

RISQUE TOI AUJOURD'HUI

AGIS TOUT DE SUITE

NE TE LAISSE PAS MOURIR LENTEMENT

NE TE PRIVE PAS D'ETRE HEUREUX

(Pablo NERUDA)

420

Poème proposé par LuCie W à 18:41
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