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Fleurs Du Mal

Poèmes et sentiments

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mercredi 14 mars 2007

Vent d'été

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Vent d'été, tu fais les femmes plus belles
En corsage clair, que les seins rebelles
Gonflent. Vent d'été, vent des fleurs, doux rêve
Caresse un tissu qu'un beau sein soulève.

Dans les bois, les champs, corolles, ombelles
Entourent la femme; en haut, les querelles
Des oiseaux, dont la romance est trop brève,
tombent dans l'air chaud. Un moment de trêve.

Et l'épine rose a des odeurs vagues,
la rose de mai tombe de sa tige,
Tout frémit dans l'air, chant d'un doux vertige.

Quittez votre robe et mettez des bagues;
Et montrez vos seins, éternel prodige.
Baisons-nous, avant que mon sang se fige.


Charles Cros.

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Poème proposé par LuCie W à 10:44
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mardi 28 mars 2006

Ballade du dernier amour

6

Amours heureux ou malheureux,
Lourds regrets, satiété pire,
Yeux noirs veloutés, clairs yeux bleus,      
Aux regards qu'on ne peut pas dire,
Cheveux noyant le démêloir
Couleur d'or, d'ébène ou de cuivre,
J'ai voulu tout voir, tout avoir
Je me suis trop hâté de vivre.
 

Je suis las. Plus d'amour. Je veux
Vivre seul, pour moi seul d'écrire
Jusqu'à l'odeur de tes cheveux,
Jusqu'à l'éclair de ton sourire,
Dire ton royal nonchaloir,
T'évoquer entière en un livre

Pur et vrai comme ton miroir,
Je me suis trop hâté de vivre.

En tes bras j'espérais pouvoir
Attendre l'heure qui délivre ;
Tu m'as pris mon tour. Au revoir.
Je me suis trop hâté de vivre.

Charles Cros

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Poème proposé par LuCie W à 16:04
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mercredi 22 mars 2006

Phantasma

52

 

   J'ai rêvé l'archipel parfumé, montagneux,
    Perdu dans une mer inconnue et profonde
    Où le naufrage nous a jetés tous les deux
    Oubliés loin des lois qui régissent le monde.

    Sur le sable étendue en l'or de tes cheveux,
    Des cheveux qui te font comme une tombe blonde,
    Je te ranime au son nouveau de mes aveux
    Que ne répéteront ni la plage ni l'onde.

    C'est un rêve. Ton âme est un oiseau qui fuit
    Vers les horizons clairs de rubis, d'émeraudes,
    Et mon âme abattue est un oiseau de nuit.

    Pour te soumettre, proie exquise, à mon ennui
    Et pour te dompter, blanche, en mes étreintes chaudes,
    Tous les pays sont trop habités aujourd'hui.

Charles Cros



250

 

Poème proposé par LuCie W à 09:15
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