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Fleurs Du Mal

Poèmes et sentiments

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samedi 31 mai 2008

La centaine d'amour

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Sache que je ne t’aime pas et que je t’aime
puisque est double la façon d’être de la vie,
puisque la parole est une aile du silence,
et qu’il est dans le feu une moitié de froid.

Moi je t’aime afin de commencer à t’aimer,
afin de pouvoir recommencer à l’infini
et pour que jamais je ne cesse de t’aimer :
c’est pour cela que je ne t’aime pas encore.

Je t’aime et je ne t’aime pas, c’est comme si
j’avais entre mes deux mains les clés du bonheur
et un infortuné, un incertain destin.

Mon amour a deux existences pour t’aimer.
Pour cela je t’aime quand je ne t’aime pas
et c’est pour cela que je t’aime quand je t’aime.

Pablo Neruda

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Un sourire

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Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l'amitié,
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire, 
soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.

Raoul Follereau.

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vendredi 30 mai 2008

La tristesse

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Je m’en vais tristement, déçu par mes amis,
J’ai même fermé la porte qui restait grand ouverte
Pour les flatteurs, les envieux et les aigris
Qui jouaient les anges mais souhaitaient ma perte.

Je ne sais pas où je vais, mais je ne retournerai
Plus jamais goûter à votre vie de peste ;
Loin, dans un coin perdu j’irai me reposer,
Mon cou plongé dans le col gris de ma veste.

Dritëro Agolli
(Poète albanais)

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Ma morte vivante

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Dans mon chagrin, rien n’est en mouvement
J’attends, personne ne viendra
Ni de jour, ni de nuit
Ni jamais plus de ce qui fut moi-même

Mes yeux se sont séparés de tes yeux
Ils perdent leur confiance, ils perdent leur lumière
Ma bouche s’est séparée de ta bouche
Ma bouche s’est séparée du plaisir
Et du sens de l’amour, et du sens de la vie
Mes mains se sont séparées de tes mains
Mes mains laissent tout échapper
Mes pieds se sont séparés de tes pieds
Ils n’avanceront plus, il n’y a plus de route
Ils ne connaîtront plus mon poids, ni le repos

Il m’est donné de voir ma vie finir
Avec la tienne
Ma vie en ton pouvoir
Que j’ai crue infinie

Et l’avenir mon seul espoir c’est mon tombeau
Pareil au tien, cerné d’un monde indifférent

J’étais si près de toi que j’ai froid près des autres.

Paul Eluard

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jeudi 29 mai 2008

Dans vos yeux

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Dans vos yeux
J'ai lu l'aveu de votre âme
En caractères de flamme
Et je m'en suis allé joyeux
Bornant alors mon espace
Au coin d'horizon qui passe
Dans vos yeux.

Dans vos yeux
J'ai vu s'amasser l'ivresse
Et d'une longue caresse
J'ai clos vos grands cils soyeux.
Mais cette ivresse fut brève
Et s'envola comme un rêve
De vos yeux.

Dans vos yeux
Profonds comme des abîmes
J'ai souvent cherché des rimes
Aux lacs bleus et spacieux
Et comme en leurs eaux sereines
J'ai souvent noyé mes peines
Dans vos yeux.

Dans vos yeux
J'ai vu rouler bien des larmes
Qui m'ont mis dans les alarmes
Et m'ont rendu malheureux.
J'ai vu la trace des songes
Et tous vos petits mensonges
Dans vos yeux.

Dans vos yeux
Je ne vois rien à cette heure
Hors que l'amour est un leurre
Et qu'il n'est plus sous les cieux
D'amante qui soit fidèle
A sa promesse... éternelle
Dans vos yeux.

Gaston Couté

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mercredi 28 mai 2008

Parfum exotique

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Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,

Je respire l'odeur de ton sein chaleureux.
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone;

Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l' œil par sa franchise étonne.

Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encor tout fatigués par la vague marine,

Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.

Baudelaire

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Poème proposé par LuCie W à 20:54
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Je n'ai songé qu'à toi

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Je n'ai songé qu'à toi, ma Belle, l'autre soir.
Quelque chose flottait de tendre dans l'air noir,
Qui faisait vaguement fondre l'âme trop pleine.
Je marchais, on eût dit, baigné dans ton haleine.
Les souffles qui passaient semblaient rouler dans l'air
Un souvenir obscur et tiède de ta chair.
J'aurais voulu t'avoir près de moi, caressante,
Appuyée à mon bras dans ta grâce enlaçante,
Et lente et paresseuse, et retardant le pas
Pour me baiser sans bruit comme on parle tout bas.
L'amour vibrait en moi comme un clavier qu'on frôle
Ô câline d'amour bercée à mon épaule !
Et je t'évoquais toute avec ton grand manteau,
Et la touffe de fleurs tremblante à ton chapeau,
Et tes souliers vernis luisant dans la nuit sombre,
Et ton ombre au pavé fiancée à mon ombre.
Il est ainsi des soirs faits de douceur qui flotte,
De beaux soirs féminins où le coeur se dorlote,
Et qui font tressaillir l'âme indiciblement
Sous un baiser qui s'ouvre au fond du firmament.

Tes yeux me souriaient... et je marchais heureux
Sous le ciel constellé, nocturne et vaporeux,
Pendant que s'entr'ouvrait, blancheur vibrante et pure,
Mon âme - comme un lys ! - passée à ta ceinture.

Albert Samain

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Poème proposé par LuCie W à 08:49
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mardi 27 mai 2008

Le baiser

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Reçois ce baiser sur le front!
Et, puisque que c'est l'heure de te quitter
Alors c'est bien haut que j'avoue
Tu n'as pas tort, toi qui juges
Que mes jours ont été un rêve;
Et si l'Espoir s'est enfui
Pendant la nuit ou pendant le jour
Dans une vision ou dans aucune,
Pour autant s'en est-il moins allé?
TOUT ce que nous voyons ou paraissons
N'est qu'un rêve dans un rêve.

Allan Edgar Poe

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Poème proposé par LuCie W à 08:50
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lundi 26 mai 2008

Mon enfant

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Elle est l’enfant de mes rêves,
La glorieuse victoire des sens,
La merveille éternelle de ma sève
Fruit béni d’un été d’abondance

Elle ce ciel assagit qui remplis l’Eternel
Horizon de milliards de pastels,
Où se dessine un visage en peinture murale
Divinité bercée par les étoiles de cristal

Je la transporte sans cesse dans mes pensées,
Elle qui me change et m’enchante toujours
Contre mon sein, sa blonde chevelure coiffée
En douce vague de piété et d’amour

Si fragile et pourtant me domine, quand
Dans l’obscurité de sa chambre bruyante,
Elle me malmène, boudeuse et impatiente,
ELLE, mon âme, mon cœur, mon enfant

Samuel Coelho
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Poème proposé par LuCie W à 21:00
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Si je n'aimais que toi en toi

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Si je n'aimais que toi en toi
Je guérirais de ton visage
Je guérirais bien de ta voix
Qui m'émeut comme lorsqu'on voit
Dans le nocturne paysage
La lune énigmatique et sage
Qui nous étonne chaque fois

Si c'était toi par qui je rêve
Toi vraiment seul, toi seulement
J'observerais tranquillement
Ce clair contour, cette âme brève
Qui te commence et qui t'achève

Mais à cause de nos regards

A cause de l'insaisissable
A cause de tous les hasards
Je suis parmi toi haute et stable
Comme le palmier dans les sables
Nous sommes désormais égaux
Tout nous joint, rien ne nous sépare
Je te choisis si je compare
C'est toi le riche et moi l'avare
C'est toi le chant et moi l'écho
Et t'ayant comblé de moi-même
O visage par qui je meurs

Rêves, désir, parfums, rumeurs
Est-ce toi ou bien moi que j'aime.

Anna de Noailles


Si_je_n_aimais_que_toi

Poème proposé par LuCie W à 17:17
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