Fleurs Du Mal

Poèmes et sentiments

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mercredi 15 janvier 2014

Pensées !

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C'est une maison d'hiver, bleue comme la nuit,

Un jardin d'automne, noir comme le jour.

Une passionnante trahison, un amour douloureux,

Fait de controverses ...

Une vie lointaine qui m'emmène vers l'inconnu,

Vers l'indécis du ciel.

C'est l'humanité qui s'envole vers Mars,

Mais l'homme ne sait pas où aller.

L'éducation qui nous endort, la bêtise,

Qui nous fait rire, la science infuse.

Mais les molécules s'envolent vers

Ce que nous attendons tous: Un langage !

 

LuCie W

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Poème proposé par LuCie W à 10:37
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lundi 26 décembre 2011

Un doux parfum de tendresse...

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Tu as laissé entre mes murs
Ton doux parfum de tendresse
Comme une empreinte, ton écriture
Symbol' de cette nuit d'ivresse

Ce que j'aime ce souffle divin
Que je respire les nuits sans fin
Quand mes songes tardent à venir
Quand le jour ne veut pas mourir

Je veux revivre tes baisers
Si doux sur ma peau, si fruités
Caressant toujours très légers
Mes tristes lèvres assoiffées

Quand ton parfum s'envolera
Vers d'autres narines plus chanceuses
Que je n'aurais plus tes bras
Je te rêverai, heureuse

LuCie

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Poème proposé par LuCie W à 18:19
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mercredi 5 mai 2010

Baiser

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Renverse-toi que je prenne ta bouche,
Calice ouvert, rouge possession,
Et que ma langue où vit ma passion
Entre tes dents s'insinue et te touche:

C'est une humide et molle profondeur,
Douce à mourir, où je me perds et glisse;
C'est un abîme intime, clos et lisse,
Où mon désir s'enfonce jusqu'au cœur...

-Ah ! puisse aussi t'atteindre au plus sensible,
Dans son ampleur et son savant détail,
Ce lent baiser, seule étreinte possible,
Fait de silence et de tiède corail;

Puissé-je voir enfin tomber ta tête
Vaincue, à bout de sensualité,
Et détournant mes lèvres, te quitter,
Laissant au moins ta bouche satisfaite !...



Lucie Delarue
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Poème proposé par LuCie W à 15:46
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dimanche 17 janvier 2010

Un hémisphère dans une chevelure

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Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l'air.
   Si tu pouvais savoir tout ce que je vois! tout ce que je sens! tout ce que j'entends dans tes cheveux! Mon âme voyage sur le parfum comme l'âme des autres hommes sur la musique.
   Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l'espace est plus bleu et plus profond, où l'atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine.
   Dans l'océan de ta chevelure, j'entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d'hommes vigoureux de toutes nations et de navires de toutes formes découpant leurs architectures fines et compliquées sur un ciel immense où se prélasse l'éternelle chaleur.
   Dans les caresses de ta chevelure, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan, dans la chambre d'un beau navire, bercées par le roulis imperceptible du port, entre les pots de fleurs et les gargoulettes rafraîchissantes.
   Dans l'ardent foyer de ta chevelure, je respire l'odeur du tabac mêlé à l'opium et au sucre; dans la nuit de ta chevelure, je vois resplendir l'infini de l'azur tropical; sur les rivages duvetés de ta chevelure je m'enivre des odeurs combinées du goudron, du musc et de l'huile de coco.
   Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs.

Baudelaire
Le Spleen de Paris

n15745004


Poème proposé par LuCie W à 17:10
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vendredi 13 mars 2009

Sonnet d’été

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Nous habiterons un discret boudoir,
Toujours saturé d’une odeur divine,
Ne laissant entrer, comme on le devine,
Qu’un jour faible et doux ressemblant au soir.

Une blonde frêle, en mignon peignoir
Tirera des sons d’une mandoline,
Et les blancs rideaux, tout en mousseline
Seront réfléchis par un grand miroir.

Quand nous aurons faim, pour toute cuisine
Nous grignoterons des fruits de la Chine,
Et nous ne boirons que dans du vermeil ;

Pour nous endormir, ainsi que des chattes,
Nous nous étendrons sur de fraîches nattes ;
Nous oublierons tout, — même le soleil !

Germain Nouveau

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Poème proposé par LuCie W à 18:29
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